Gaia

GAÏA S.A.S.
Maison de ventes aux enchères publiques
Agrément 2007-620
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Prochaines ventes

27/05/2008 - REGARDS CROISES ETE 2008 : Art Précolombien. (Precolumbian Art) Gaïa

Paper catalogue price by post : 30 euros. Download the catalogue by clicking on the link " Télécharger le catalogue ". Download the results by clicking on the link " LES RÉSULTATS DE LA VENTE ".

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Mardi 27 mai à la Fondation Dosne-Thiers
27, place Saint Georges - 75009 Paris
- 10 h 00 à 12 h00 : Exposition
- 14 h 00 : Vente d’art Précolombien


Renseignements au 01 48 70 23 50 – 01 48 57 91 46 ou par mail à mailto:gaia@gaiaauction.com



  • 419

    Couple de prêtre et prêtresse se tenant debout, les bras levés vers le ciel dans un geste symbolique d'appel à la pluie, les mains représentées avec soin dont le pouce plus particulièrement marqué est légèrement rentré vers la face intérieure de l’index.  La femme est vêtue d'un pagne orné sur le bas d'un bandeau à décor de glyphes géométriques. Elle porte une ceinture  également décorée de formes géométriques qui enserre sa taille et un collier avec amulette est suspendu à son cou. Son front  est ceint d’une coiffe formant un large bandeau à décor de symboles maintenant des cheveux mi-longs coupés au carré qui  encadrent un beau visage à l'expression douce. Ses oreilles sont ornées de tambas circulaires à décor floral. L'homme porte un tablier à pans rectangulaires orné de motifs symboliques et une ceinture à motifs géométriques serre sa taille. Un collier avec amulette pend à son cou et il porte une coiffe en arc de cercle laissant apparaître sur l’un des côtés trois nattes en relief. Ses ornements d’oreilles représentent l’extrémité des cornes d’un chevreuil (attribut des personnages importants) et il tient un instrument cérémoniel dans la main droite. Belle expression douce du visage. Terre cuite avec beau reste de chromie blanche.Quelques légers rebouchages. Veracruz, région centrale. Mexique. Période classique finale 900 à 1200 ap. J.C.  Epaisseur : 9 cm chacun. H.:40 cm pour l'homme et 39 cm pour la femme. Larg.:26 cm pour l'homme et 24 cm pour la femme. Vers 1940, des recherches pétrolières dans les parties isolées de l’état du Veracruz ont permis la découverte d’effigies d’un type nouveau. La région de Remojadas se révéla particulièrement fertile et les plus célèbres céramiques de cette partie du Mexique représentent de jeunes gens aux visages souriants (il est fort possible que ces expressions si caractéristiques du centre du Veracruz soient dues à l’effet de champignons hallucinogènes ingérés au cours de cérémonies).Vers la fin de la période classique, de nombreuses statues de ce type ont été réalisées, en général modelées à la main pour l’ensemble et à partir de moules pour les visages. Les figurines de taille importante comme nos exemplaires étaient pour leur part  toujours creuses. On ignore à ce jour quelle pouvait être la fonction des ces figures mais les attributs portés par ces personnages permettent de les associer à une divinité animiste et la  position des mains et des bras n’est pas non plus anodine. Ces personnages exécutent probablement une danse ou un rituel d’appel aux forces invisibles qui régissent leur univers magico-religieux. Ces œuvres sont de facture remarquable : leurs proportions sont particulièrement bien étudiées et leurs formes généreuses et sensuelles. Il est rare de pouvoir présenter un « couple » créé comme tel à l’origine dans un bon état de conservation. Provenance : Collection du Docteur Viktoria Von Flemming. Ancienne collection de Robert L. Stolper, Munich. Cette œuvre a été acquise par son actuel propriétaire à la fin des années 60. Elle est entrée en Allemagne dans la première moitié du XXème siècle.Bibliographie : Hasso Von Winning, Pre-columbian art of Mexico and Central America, Harry N. Abrams INC publishers, New-York, p. 203, fig. 267. Trésors de la céramique Précolombienne dans les collections Barbier-Mueller, Somogy éditions d’art, Paris, 2003, p.180.
    Estimation : 15000/25000€

  • 427

    Tête de souverain. Cette tête de souverain de taille importante est représentée avec maîtrise. Les traits du visage à l’expression hiératique sont d'une grande finesse. La bouche est ouverte, et la légère ondulation des lignes exprime un mouvement des lèvres. Le nez aux narines légèrement dilatées prend sa source dans le bas du front. Il porte un bandeau frontal à diadème central formant une excroissance sphérique. Ce diadème ou troisième œil symbolise le lien sacré qui le relie avec l'arbre cosmique, axe reliant le ciel à la terre. Malgré le manque de la partie haute, on note la naissance d’une riche couronne. Elle présente à la base une composition que l’on peut identifier comme représentant la gueule ouverte d’un serpent associé au dieu de Kulkukan ayant donné naissance à la divinité Toltèque puis Aztèque Quetzalcoalt.L’ensemble est conforme aux canons de la beauté chez les mayas. Stuc.Quelques microfissures consolidées sur la couronne. Maya. Palenque. Mexique. Epoque classique 600 à 700 ap. J.C.  Profondeur : 16 cm. H.:32 cm. Larg.:16 cm. Les mayas sont réputés pour leur usage du stuc dans la décoration de leurs constructions.Palenque est sans nul doute le centre dans lequel les plus beaux modelages ont été effectués. Les têtes en stucs retrouvées sur le site de Palenque sont modelées avec une telle sensibilité que l’on pourrait presque parler d’un art du portrait, malgré le fait que toutes semblent respecter un canon de beauté idéal chez la mayas. Une des têtes les plus connues est celle retrouvée dans la sépulture du roi Kin Pacal, sans  doute un portrait idéalisé de Pacal, d’une grande élégance. Kin Pacal qui veut dire "Bouclier de Soleil" fut l'un des plus célèbres souverains de Palenque. Il monte sur le trône en 615 ap. J.C. et règne sur Palenque jusqu'à sa mort en 683. Alliant habilité politique et sensibilité artistique il développe sa cité qu'il enrichit d'édifices prestigieux. Le temple des inscriptions, découvert par l'archéologue mexicain Alberto Ruiz a révélé à 22 mètres de profondeur la chambre funéraire de Pacal. Sur la grande dalle qui renferme sa dépouille, un bas relief présente le roi défunt dans un contexte iconographique imprégné de cosmogonie Maya. Il est accompagné de l'arbre de vie ou arbre cosmique, axe qui relie le ciel à la terre. Une longue inscription gravée sur le bord de la dalle relate les dates et événements fondamentaux de la vie de Pacal et de ses successeurs. C’est dans ce contexte que l’on a pu attribuer le visage retrouvé aux traits du roi Pacal. L’identification de notre dignitaire est assez difficile, mais  la qualité expressive du modelé  et ses attributs laissent sans doute à penser que nous sommes en présence d’un « portrait » de souverain. Provenance : Collection du Docteur Viktoria Von Flemming, Allemagne. Ancienne collection de Robert L. Stolper, Munich.Cette œuvre a été acquise par son actuel propriétaire à la fin des années 60. Elle est entrée en Allemagne dans la première moitié du XXème siècle.Bibliographie : Pour des études comparatives : Rediscovered Masterpieces of Mesoamerica, ouvrage collectif dirigé par Gérald Berjonneau, Emile Deletaille, Jean-Louis Sonnery, Editions Arts, Boulogne, France, 1985, p. p. 257 fig. 415 et p. 282. Catalogue de l’exposition Mexique terre des Dieux, trésors de l’art précolombien, Musée Rath de Genève, 8 octobre 1998 – 24 janvier 1999, Musée d’art et d’histoire, Genève, Suisse, 1998, p. 212, fig. 232. Maria Longhena, l’écriture Maya, portrait d’une civilisation à travers ses signes, Flammarion, Paris, 1999, p. 38.
    Estimation : 18000/22000€

  • 442

    Pectoral de forme rectangulaire enrichi de quatre pendentifs de forme trapézoïdale maintenus par des agrafes. Le contour du pendentif est découpé sur sa totalité afin de suivre les motifs décoratifs travaillés au repoussé. Le décor présente dans sa partie centrale l’homme-jaguar tenant dans ses mains deux sceptres à têtes de serpent ou d’aigle stylisées, la gueule ouverte montrant des crocs puissants. Le personnage porte une couronne à décor de volutes tombant latéralement et dessinant une tête humaine de profil,  et ses membres inférieurs et supérieurs sont représentés de sorte à évoquer un concept de force surhumaine, vertu indispensable au dieu civilisateur. Le décor du pectoral présente également en thème central sous-jacents et en complément du dieu au bâton des têtes trophées de serpent, d’aigle et de jaguar évoquant respectivement la terre, le monde aérien et le maître du monde souterrain, montrant ainsi une divinité civilisatrice accompagnée de tous les animaux emblématiques à l’origine de l’érection et de la tradition de ce peuple fondateur.Le style général de cette œuvre est caractéristique de la production Cupisnique et très probablement Chongoyape, ainsi que l’explicite Federico Kauffmann Doig.En fonction de l’angle de vision, la lecture du décor évolue et les motifs s’imbriquent les uns dans les autres pour former d’autres visages humains ou animaux ainsi que des symboles à la signification mystérieuse.   Une étude du Dr Philippe Blanc (département de géologie sédimentaire du Laboratoire de Géologie des Bassins Sédimentaires, C.N.R.S/Université Pierre et Marie Curie, Paris) certifie l'authenticité de cette oeuvre. Or découpé, martelé, travaillé au repoussé.Traces de cinabre. Cupisnique / Chongoyape. Pérou. Horizon ancien 2000 à 400 av. J.C. H.:12 cm (sans les pendentifs) Larg.:20,3 cm. La culture Cupisnique était une des cultures régionales de la côte Nord du Pérou, avec celle de Kotosh dans les hautes terres, elle a donné naissance à la grande culture de Chavin. Une de ses particularités les plus marquantes fut le développement  de l’architecture cérémonielle de nombreux temples en forme de U. Ils étaient en pierre et en adobe, et étaient décorés de grands bas reliefs représentant les dieux jaguar, aigle et serpent. Ces représentations étaient le plus souvent « anthropozoomorphes » mi-homme mi-animal.L’iconographie religieuse était ainsi dominée par l’omniprésence de ces représentations de divinités « anthropozoomorphes », elle doit s’analyser dans la perspective d’activités chamaniques de transformation.La diffusion de ces images dans une grande partie du Pérou révèle une hégémonie culturelle et religieuse qui s’exerça à partir du grand temple de Chavin de Huantar, situé dans les Andes du Nord. Celui-ci était devenu un foyer culturel majeur qui par le biais d’échanges stylistiques inter-régionaux imposa le culte de ses dieux.  Cette œuvre inédite est la quintessence des grands mythes de l’Amérique Andine jusqu’à la découverte de cette région par les européens. Elle est en excellent état de conservation. Provenance : Collectée par le Père Don Cipriano (1877 La Rioja, Espagne - 1953 Logrono, Espagne) entre 1907 et 1938. Ce père missionnaire catholique fut prêtre dans différentes paroisses en Argentine, à Cuba, au Pérou avant de retourner en Espagne.Il a légué sa collection à sa nièce (Dona Aurora) comme dote pour le mariage de celle-ci.Cet objet est depuis resté dans la famille.Bibliographie : Federico Kauffmann Doig, Manual de arqueologia Peruana, Edition PEISA, Lima, Pérou,1969, pages 235 et suivantes.
    Estimation : 160000/190000€